On a vécu 4 semaines confinés dans notre appart à cause du coronavirus Covid-19

4 semaines en confinement en chine

Soyons clairs, on n’a pas passé 6 mois confinés dans l’espace comme Thomas Pesquet, mais voilà notre retour d’expérience sur ce qu’il s’est passé en Chine et notre vie en confinement, à notre petite échelle.

Le jour où tout bascule

20 janvier 2020. C’est le jour où tout bascule ici.

Guilhem me réveille doucement avec quelques mots. Ce ne sont pas ceux que j’ai l’habitude d’entendre. Il me dit :

« La transmission du virus entre humains est avérée ».

Y’a plus romantique comme réveil, on est d’accord.

Mais ce jour-là, j’ouvre grand les yeux et lui réponds un « C’est vrai ?! » effaré.

Il faut savoir que je suis d’ordinaire plutôt anxieuse (et peu matinale). On suit les news sur la situation de ce mystérieux virus depuis quelques semaines, mais sans plus.

Les jours qui précèdent, quelques nouveaux décès sont annoncés et le nombre de contaminations quotidiennes commencent à grimper. Je ne suis pas trop rassurée.

Cette annonce, c’est la goutte d’eau.

Je dissimule tant bien que mal mon inquiétude, sachant que les congés du nouvel an lunaire approchent. Une période où des millions de Chinois voyagent et sont susceptibles de propager le virus. Beaucoup d’entre eux ont déjà commencé à voyager, d’ailleurs.

Mais la vie suit son cours.

Le 22 janvier, on apprend que la ville de Wuhan, considérée comme l’épicentre de l’épidémie, va être mise en quarantaine le lendemain. Ah ouais, quand même !

Quand on se décide à acheter quelques masques, en prévision, il est trop tard. Les Chinois, qui ont un douloureux souvenir du SRAS de 2002-2003, se sont rués dessus. Il ne reste déjà plus grand-chose.

Je réussis tout de même à en acheter une trentaine. Des masques anti-projections simples, qui ont une durée de vie de 2 à 3 heures.

On ne sait pas combien de temps tout cela va durer, mais il est certain que notre stock n’est pas suffisant.

L’évolution fulgurante de l’épidémie, sur fond de vacances annuelles

À partir du 23 janvier, c’est officiellement les vacances pour un milliard de personnes. Si Guilhem avait su que ce serait la dernière fois qu’il verrait son bureau pendant quasiment deux mois…

Les jours qui suivent, de plus en plus de décès et de nouvelles contaminations sont annoncés. Les chiffres évoluent à la hausse à une vitesse folle.

Le cordon sanitaire autour de Wuhan s’élargit à 13 villes, soit environ 56 millions d’habitants. C’est toute la province du Hubei qui est coupée du monde.

Imaginez, l’équivalent de la population de la France (à la grosse louche, ok) en quarantaine totale. L’impression d’être dans un mauvais film catastrophe. (Maintenant oui, vous savez ce que c’est).

De notre côté, on n’est toujours pas inquiets plus que ça, il y a très peu de cas confirmés à Ningbo (5-10 maxi). Mais on continue à suivre l’évolution de près.

Les spécialistes évoquent le profil-type des malades, des personnes (très) âgées et/ou avec des pathologies sous-jacentes.

On ne se sent pas spécialement concernés par la maladie au début. Mais les nouvelles ne sont pas rassurantes.

Le gouvernement décide de construire deux hôpitaux en 10 jours à Wuhan, pour pallier le manque de lits capables d’accueillir les malades. Ah ouais, quand même (bis) !

L’ambiance devient pesante à Ningbo

L’épidémie progresse de jour en jour, et on commence à sentir une ambiance pesante, limite anxiogène, en ville.

rue déserte à Ningbo, Zhejiang, Chine

Les gens ont « peur », se regardent de travers, masques vissés sur le visage. « Es-tu contaminé ? Et toi ? Ne me regarde pas comme ça, je ne tousse pas ».

Déjà qu’en temps normal, on ne passe pas inaperçus en tant qu’étrangers… vous imaginez.

On voit les rues se vider chaque jour. Plus de voitures, plus de scooters, plus de piétons, plus de bateaux, plus de restaurants ou commerces ouverts.

Ce sont les vacances, les Chinois sont rentrés dans leur ville natale pour célébrer le nouvel an en famille. Ceux qui restent ne sortent quasiment plus.

On a bien compris qu’il ne faut pas trop trainer dehors.

Notre quotidien se résume à sortir 10-15 minutes trois ou quatre fois par jour pour promener le chien.

On fait quelques courses. Et Guilhem continue à aller courir une heure max sur les berges du fleuve, vu qu’il n’y a personne, en préparation du Marathon de la Grande Muraille, prévu en mai.

La crainte d’une mise en quarantaine

Début février, des mesures drastiques sont mises en place à l’échelle nationale.

Les déplacements sont extrêmement limités, presque toutes les voies de circulation autour de Ningbo sont coupées, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics, la prise de température à l’entrée des résidences/magasins est mise en place, etc.

Anecdote cocasse : un jour, lorsque Guilhem est revenu de courir, les gardes à l’entrée de notre résidence essayent leur nouveau joujou, le thermomètre infrarouge. Ils le pointent sur Guilhem, tout transpirant, et prennent peur. Puis se ravisent, en voyant sa tenue de sport. Mais on se dit qu’ils ne le laisseront plus passer d’ici peu.

On craint une mise en quarantaine de Ningbo, vu que les voies de circulation sont dédiées à l’acheminement de matériel médical. Et si l’approvisionnement était coupé aussi ? Alors on fait des provisions raisonnables. Rien à voir avec les scènes qu’on a pu voir en France récemment.

Tous les jours, on tente de commander des masques. On passera en tout environ quinze commandes, qui subissent toutes le même sort : annulation.

C’est la pénurie.

Il nous faudra attendre à peu près deux semaines pour recevoir un premier lot de masques, au nombre de deux ! Ils nous permettent de tenir quelques jours, c’est déjà ça. Entre temps, une autre commande est expédiée. Ouf !

Le début du confinement national

Le 2 février, lors d’une balade au parc, on voit des tentes mises en place à l’entrée de chaque résidence. Tout le monde se prépare au confinement.

Le lendemain, on sait que l’annonce est imminente. Tout est en place. Ce n’est qu’une question d’heures.

On décide de profiter de nos derniers instants de liberté lors d’une ultime balade à deux (enfin, à trois avec le chien).

Vous l’avez sans doute vécu, c’est une sensation super bizarre de se dire que tu ne vas plus pouvoir sortir à ta guise, où tu veux, quand tu veux.

Je nous revois assis sur un banc le long du fleuve, avec absolument personne autour de nous, aucun bruit. Tellement surprenant en plein cœur d’une ville de 8 millions d’habitants (Ningbo = Londres), d’ordinaire si effervescente, bruyante et animée.

Le seul mouvement visible ce soir-là, ce sont les illuminations sur les tours du centre-ville, qui font défiler les consignes de sécurité (Lavez-vous les mains, limitez les sorties, portez un masque, courage !) sur fond bleu ou rouge.

centre ville désert à Ningbo

La ville est à l’arrêt. La province est à l’arrêt. Le pays est à l’arrêt.

Le 4 février, cela fait quasiment deux semaines que la Chine souffre, à tous les niveaux.

Guilhem sort promener le chien le matin. Les gardes de l’entrée lui remettent trois coupons. On les traduit grossièrement :

« Autorisation de sortie pour les résidents durant l’épidémie. C’est le devoir de tout le monde de coopérer pour empêcher la propagation de l’épidémie. Veuillez respecter les « 10 interdictions » du district de Yinzhou. Une personne par famille est autorisée à sortir tous les deux jours. Valable du 4 au 9 février 2020. »

coupons d'autorisation de sortie au début du confinement à Ningbo

Le couperet tombe. Outch.

Même si on le sentait venir, c’est quand même super brutal quand cela devient effectif.

L’organisation au quotidien et l’adaptation au confinement

C’est toute notre organisation, notre vie, nos habitudes qui sont remises en question.

On se dit qu’on va alterner en sortant chacun notre tour. Cela veut dire une sortie tous les quatre jours… urgh.

Le confinement est strict, surveillé jour et nuit, il est impossible de faire un écart ou de tenter de négocier avec les gardes. Pas question de télécharger une attestation pour demander une dérogation (hihi).

On est bloqués dans notre résidence pour au moins une semaine. Avec une permission de sortie que l’on ne savoure même pas, car on a l’impression de ne pas être là où on devrait.

Cette première semaine, c’était de l’adaptation. Pour chaque sortie autorisée, le but est d’aller faire des courses et faire sortir le chien.

Le reste du temps, on prend notre mal en patience et on s’occupe.

On fait du sport en improvisant une salle de gym à domicile. On rattrape notre retard sur les séries/films/émissions que l’on voulait regarder. On cuisine. On prend du temps pour faire les choses qu’on n’a pas le temps de faire d’habitude. On lit. On écrit. Etc.

Guilhem continue à préparer son marathon comme il peut. Au début, il a même couru 10 kilomètres en faisant une boucle de 30 mètres dans l’appart ! Ensuite, il s’est mis à monter les 53 étages de notre tour par les escaliers. Il a aussi couru au sous-sol. On apprendra plus tard que le marathon est annulé.

Travailler depuis la maison

Le télétravail, le home-office, le remote. On a la chance de pouvoir le pratiquer. C’est compliqué pour Guilhem qui n’a pas forcément toutes les données sous le coude. Mais comme pour tout, pas le choix en ces temps de crise, le maitre mot était l’adaptation.

Fichiers mis à jour envoyés régulièrement, réunions en visio, coups de fil… tout s’est plutôt bien passé finalement, pour lui comme pour moi.

Le seul problème est venu de notre connexion Internet, qui n’a pas tenu le choc tous les jours !

Le confinement évolue avec un suivi quotidien

La deuxième semaine, plus de coupons d’autorisations de sortie. On passe directement à une grille avec une case par jour jusqu’à la fin du mois.

suivi quotidien du confinement à Ningbo - février 2020

Là, on se dit que cela va être long.

La consigne est la même : une personne par foyer est autorisée à sortir tous les deux jours.

Ça va être long, très très long.

Et puis, le jour suivant, je vois une news qui dit qu’une personne est autorisée à sortir tous les jours (et non plus tous les deux jours).

Le lendemain, on essaye. Et ça passe ! Cela donne une sortie tous les deux jours au lieu de quatre, vu qu’on alterne. C’est motivant !

Bon, il y a très peu de monde dans les rues, tout le monde se dépêche de faire quelques courses et rentre chez soi. Les commerces « non essentiels » sont toujours fermés.

Mais il y a de l’évolution, on essaye de voir le positif partout.

Ningbo pendant le confinement
Ningbo pendant le confinement (joli coucher de soleil)
Ningbo après le confinement
Ningbo après le confinement

La mise en place du code couleur santé

La troisième semaine, la bonne nouvelle, c’est que l’effet des mesures drastiques est visible.

Le nombre de nouveaux cas recensés ralentit fortement. Il commence même à stagner dans certaines régions et villes, dont Ningbo.

En revanche, dans le Hubei, province en quarantaine, la situation reste chaotique.

Hangzhou, la capitale du Zhejiang (la province où l’on vit), met en place un code couleur santé (vert, jaune, rouge) via une application mobile pour « classer » et retracer les voyages des personnes.

Chacun remplit son profil, en attestant sur l’honneur que les informations renseignées sont exactes. Toute information fausse est considérée comme criminelle et passible de sanctions. En d’autres termes, « allez en prison, rendez-vous directement à la prison, ne franchissez pas la case Départ, ne touchez pas 20 000 Francs ».

Ce code couleur est rapidement mis en place à l’échelle nationale. Toute personne peut circuler librement, du moment qu’elle est dotée du code vert.

Certaines entreprises obtiennent l’autorisation de rouvrir. Du personnel commence à circuler activement.

Et c’est pour cela que le 22 février, après quasiment trois semaines de confinement et munis de notre joli code vert, on essaye de sortir tous les deux en même temps.

Bingo ! On ne nous dit rien et on profite largement de notre belle journée ensoleillée, en conservant toutes les précautions d’usage (masque, distance de sécurité…).

C’était presque émouvant de pouvoir de nouveau sortir librement et profiter des moments à l’extérieur à deux.

Le lendemain, on va pour sortir et là, douche froide. Les gardes à l’entrée nous barrent le chemin. « Une personne par jour » nous disent-ils.

Je lui montre alors l’annonce faite par la police de Ningbo.

« Toute personne peut circuler librement, du moment qu’elle est dotée du code vert. »

Toute personne ? Eh bien non, une résidence peuplée d’irrésistibles gardes n’a que faire des recommandations régionale et municipale.

Ils suivent les ordres du district, et non de la ville. Pour eux, ce code ne sert à rien.

La joie a été de courte durée. Ascenseur émotionnel. Retour à la case confinement.

La fin du confinement

On attaque la quatrième semaine. Depuis plus d’une semaine, il n’y a plus de cas déclarés à Ningbo et dans de nombreuses villes du pays, hors Hubei.

Le nombre de personnes guéries monte en flèche depuis plusieurs semaines de façon exponentielle.

On voit par la fenêtre que la vie reprend tout doucement. Les premiers bateaux qui naviguent, les premiers bouchons qui se forment aux feux tricolores…

Ningbo redémarre doucement
le trafic fluvial reprend après le confinement

Tout semble positif. Mais nous, on ne peut toujours pas sortir.

Notre petit papier rose file jusqu’au 29 février. Le bout du tunnel n’est plus très loin. Mais après ? Un nouveau papier ? Ou l’autorisation de circuler librement ?

On verra bien le 1er mars.

Le 1er mars, on essaye de nouveau une sortie à deux. Et cette fois-ci, personne ne s’interpose.

On est libres !

après 4 semaines de confinement, nous sommes libres de sortir

On a tenu presque 4 semaines en confinement. Une expérience de plus ici, dans cette fabuleuse aventure qu’est notre vie en Chine.

Cela fait prendre conscience que le quotidien et les habitudes sont précieux.

On ne se plaint surtout pas car d’autres ont vécu bien pire, et encore aujourd’hui. (Pensée pour tout le personnel soignant, aux habitants du Hubei, à ceux qui ont perdu des proches prématurément…).

Le confinement, c’est loin d’être insurmontable. On a été très loin du craquage nerveux. Bon, on ne va non plus mentir et dire que c’était une partie de plaisir. Et j’avoue que parfois c’était difficile (je parle pour moi) de ne rien savoir sur la suite, de l’incertitude liée à tout cela, des conséquences en gros.

Comme disait le patient guéri de Bordeaux, « cette liberté banale mais fondamentale, d’être libre de ses mouvements, comme sortir dans la rue, aller, venir, est essentielle ».

Ce qui nous a aidés dans cette épreuve ?

Être deux et se soutenir mutuellement dans les coups de mou, s’informer en suivant des comptes officiels et ne pas tomber dans le piège des fake news, avoir une activité physique, décompresser en regardant des trucs drôles sans aucun rapport avec l’actualité pour rire un bon coup, garder un rythme/une hygiène de vie sains, planifier des projets futurs…

Bref, on a essayé de rester positifs et optimistes !

Courage à tous, on pense à vous, et comme on dit ici : 加油 ! (jia you)

PS : Aujourd’hui, la Chine c’est 81 235 cas confirmés, dont 3 250 décès (4% de mortalité) et 70 547 personnes guéries.
En Italie, ce sont déjà 35 715 cas confirmés, dont 2 978 décès (8,3% de mortalité) et 4 025 personnes guéries.

Le message, il est clair : Restez chez vous, respectez le confinement, laissez le personnel soignant avoir le temps et les moyens de guérir les personnes malades.

« Every sunset brings the promise of a new dawn ».

Un patient de 87 ans atteint du Covid-19 et son docteur, Liu Kai, regardent le coucher de soleil sur le chemin du retour d’un examen médical, le 5 mars 2020 au Renmin Hospital of Wuhan University, province du Hubei. (Gan Junchao, pour China Daily)

Justine

Justine & Guilhem, deux sudistes expatriés à Ningbo. Entrez dans notre petite bulle chinoise, vous allez voir, c'est dépaysant ! ;) Rendez-vous sur la page "À propos" pour mieux nous connaître...

14 Responses

    • Merci ! Si cela peut servir à relativiser et vous aider à passer cette épreuve du confinement plus sereinement, c’est avec plaisir.
      Bon courage à vous. 🙂

  1. Bravo pour votre témoignage extrêmement positif et raisonnable ! espérons qu’en Europe et en France nous aurons la même attitude afin que cela soit vite derrière nous ! Bon retour à la vie dehors, en espérant que toutes les populations auront bien pris conscience que se laver les mains avant et après un repas, en rentrant chez soi etc … et autres règles d’hygiène ! comme ne pas sortir lorsqu’on est malade, mais se reposer afin que le corps fasses seul son travail, ne pas tousser ou éternuer dans le cou de son voisin et ainsi ne pas contaminer toute une population soit dorénavant bien intégré ! pour ma génération c’était une évidence acquise depuis l’enfance !
    Merci encore pour votre joli témoignage
    Belle santé à vous et profitez bien des moments nouveaux
    Manuela

    • Merci Manuela ! Oui il faut vraiment respecter les mesures mises en place pour que tout cela ne soit plus qu’un lointain souvenir très bientôt 😉
      Bon courage à vous.

  2. Merci d’avoir pris le temps de partager votre expérience dans le détail .
    Cela va nous aider a patienter et à garder l’espoir .
    Le confinement n’est pas une partie de plaisir , mais on voit bien dans votre exemple chinois son utilité .

    • Exactement ! Après, chaque pays met en place les mesures qu’il juge nécessaires. Mais c’est vrai que dans le cas de la Chine, ces mesures drastiques ont rapidement donné des résultats.
      Bon courage à vous. 🙂

  3. Bravo et merci pour ce témoignage !! Je l’ai lu avec beaucoup d’intérêt, depuis notre appartement réunionnais où nous sommes confinés 😉 Bon ce n’est pas encore aussi strict que ce que vous avez vécu, mais vu le peu de respect des consignes ici en France cela ne me surprendrait pas qu’ils durcissent les choses d’ici quelques jours.
    Petite question, lorsque vous ne pouviez sortir qu’un jour sur deux, comment faisiez-vous pour votre chien? Et niveau nourriture, les supermarchés sont-ils restés bien approvisionnés ?

    • Merci ! Oui, avec un peu de chance les règles de confinement vont évoluer en France, j’espère que ce sera plus efficace. 🙂
      Pour le chien, on a la chance d’avoir des petits « jardins » avec de la fausse herbe à certains étages de notre résidence. Donc on le sortait là, c’était difficile pour lui aussi parce qu’il avait l’impression d’être à l’intérieur et donc il n’osait pas faire ses besoins… mais bon, il s’est adapté aussi, pas le choix. Pas question d’avoir une attestation avec une case « je sors le chien » haha !
      Niveau nourriture, oui tous les supermarchés sont restés approvisionnés pendant toute la durée du confinement. Tout était dispo et en quantité.
      Bon courage à vous, à la fin c’est que du bonheur et on savoure encore plus le simple fait de pouvoir sortir. 😉

  4. Votre texte m’a fait du bien. Je suis l’inverse de vous. Je suis asiatique dans un monde blanc, mais je ne suis pas Chinoise. Cela fait une semaine que je reste à la maison même si je ne suis pas malade, je n’ose pas sortir car j’ai peur que les gens me regardent bizzarement. Quand on voit un asiatique, j’ai l’impression que les gens nous prennent tous pour les Chinois et que nous sommes des porteurs de virus, mais la réalité est très loin de ce préjugé. À mon travail, je suis une des personnes qui voyage le moins, la plupart de mes collègues, voyagent minimum 2 fois par année, donc, ce sont plus tôt ces gens qui amènent le virus dans le pays.

    • C’est triste de subir des amalgames comme ça… Je ne comprends pas le concept de donner une nationalité à un virus. Mais bon, je suis contente de voir qu’il existe quand même des gens responsables. Merci pour votre retour, et restez chez vous le temps du confinement. L’issue est belle, nous l’avons fait, pourquoi pas vous ? 😉

  5. Wouahhh, merci pour ce temoignage super positif. C’est de savoir que vous allez bien qui nous aide à tenir.

    • Oui, nous allons bien et j’ai partagé notre expérience pour dire que si le confinement est respecté, si tout le monde prend ses responsabilités, l’issue est belle. La liberté n’est pas loin, le retour à une vie normale aussi. Courage à vous !

  6. Waouwwww bouleversant.

    Merci de votre témoignage…

    Pourquoi le monde n’a pas mesuré l’ampleur de ce drame en temps voulu ?
    Pourquoi on ne nous a pas prévenu avant ?
    Pourquoi a-t-on voté dimanche dernier ?

    Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

    On a regardé votre drame de loin nous pensant invincibles….

    Pauvres creatures que nous sommes….

    Merci encore

    • Oui… L’heure n’est pas à trouver un responsable dans cette histoire, mais lorsque même les « spécialistes scientifiques » comparent le virus à une grosse grippe, alors qu’ils ont vu les dégâts causés en Chine, puis en Corée du Sud, au Japon, en Iran et en Italie… C’est triste.
      Soyez responsables, restez confinés. Si tout le monde y met du sien, l’issue est belle. 😉 Courage à vous !

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